Je me suis noyée dans ta vague...

Je me suis noyée dans ta vague...
A cet inconnu, celui qu'on ne connaît pas, celui qui n'a pas peur de nous dire Adieu. A celui qui rappelle à la vie les ombres du passé. A celui qui n'a pas peur de partir, celui qui ne se retourne pas juste avant de faire le dernier pas, à celui qui nous aimera, qui nous baisera d'illusions intimes. A celui qui dans le noir parle une langue qu'on ne comprendra jamais, à celui qui dans la lumière nous oublie sous les projecteurs, à celui qui ne dira jamais « Je te comprends », mais « Et si on partait ? ». A celui qui apprend les regards comme on apprend les langues. A celui qui nous prendra dans ses bras, celui qui ne nous fera pas tomber, à celui qui nous prendra dans son c½ur celui qui ne nous laissera jamais tomber. A celui qui gagne, qui perd, qui souffre, qui a honte, qui pleure, qui se trompe, qui n'obéit plus à rien, qui triche, et qui s'en fout. A celui qui, dans ces lointaines contrées étrangères, jamais ne se sentira étranger, celui qui partira, mais qui n'oubliera pas. A celui qui pour nous rassurer dira « Ne t'inquiète pas, il n'arrivera rien » alors que c'est précisément ça qui le terrorisera. A celui qui coupe nos silences, celui qui regarde les coupures qu'on se fait en silence. A celui qui sue de vivre, et qui nous abreuve de sa folie. A celui qui allume les feux en forêts, celui qui éteint nos fournaises intérieurs. A celui qui sera l'ange blanc sur le sol rouge. A celui qui nous emmènera prendre une chicha à la pomme à une heure trente sept du matin et qui nous fera disparaître dans la fumée. A celui qui prend l'avion mais qui ne sait pas voler, celui qui croit aux lois de la pesanteur, sans jamais s'écraser au sol. A celui qui croit en nous, en nos faiblesses et regarde les siennes comme des richesses perdues. A celui qu'on croisera sans voir, mais qui nous regardera dans le noir. A celui qui nous réveillera la nuit, pour vivre invisible. A celui qui nous donnera si peu, mais qui sera entièrement à nous. A celui qui pleurera quand on ne le verra pas, celui qui se tuera pour nos ivresses nocturnes. A celui qui attend l'absolution de vivre condamné. A celui qui. A toi...

# Posté le lundi 15 septembre 2008 14:28

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 13:54

J'ai tatoué son âme sous ma peau glaciale.

J'ai tatoué son âme sous ma peau glaciale.
J'ai l'impression d'être dans une autre dimension. Je bouge au ralentit mais tout ce qui est autour de moi bouge tellement vite et je ne veux qu'une chose moi, revenir à ce qui était avant. Quand je n'étais pas la pauvre Marine étendue par terre dans la salle de bain vêtue de cette robe avec Lui* qui est parti. Oui mais c'est ce qui se passe alors je reste ici. Je ne peux pas, je ne peux pas bouger et je ressens la pression de tout ceux qui sont la à tourner autour de moi, qui aimerait que je fasse quelque chose, que je dise quelque chose, que je pète les plombs, que je hurle, que je pleure et j'aimerai bien pouvoir faire ça. J'aimerai pouvoir dire ce que l'on attend de moi faire ce qui rassurerai tout le monde. Oui j'aimerai beaucoup, mais je ne sais pas, je ne sais pas comment faire, je ne sais pas comment être cette personne, je ne sais pas qui est cette personne aujourd'hui ? Comment on est arrivé la ? Pourquoi je suis toute seule ? Ou est il ?

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 13:33

Modifié le dimanche 29 mars 2009 06:56

La différence s'apelle l'amour

La différence s'apelle l'amour
Je me souviens de tout, peut-être même de trop de choses. Je me souviens de ta main que tu agitais dans tous les sens pour me dire au revoir, puis je me souviens de ce "je t'aime" que tu as lançé juste au moment ou je franchissais la porte. Je t'ai répondu. Peut-être pas assez fort, mais je l'ai fait. Je ne me suis pas précipitée pour venir t'embrasser de nouveau parce que j'étais sure que je reviendrai, ce fut une grande erreur, je te l'accorde. Ce fut mon dernier trajet, mon dernier réveil auprès de toi et nos derniers instants ensemble. Je me souviens de ton réveil qui a sonné à 6 heure du matin et de tes bras qui sont passés autour de moi dans les secondes qui ont suivies. Je me souviens de la chanson qui passait à la radio lorsque nous nous sommes couchés et je me souviens par dessus tout de ta force pour m'enserrer dans tes bras à ce moment la. Comment aurais-je pu savoir que ça ne se reproduirai plus jamais ? Si j'avais su j'aurai passée ma nuit à te contempler. Je me rappelle de ton sourire, et ce grain de beauté que j'aimais tant. Je me souviens de ce baisé échangé sur le quai du tram, des vêtements que tu portais et de la marque des allumettes dont tu te servais pour allumer tes clopes. J'avais décidée de t'oublier, essayer de vivre pour moi mais je n'y suis pas arrivée. Tu es sans cesse revenu me hanter. Je ne t'en veux pas tu fus mon premier amour et tu le sauras toujours. Je suis faite de ton éternité. Je vis dans l'espoir contradictoire que le vie nous remette un jour sur le même chemin. Je ne sais plus me contenter du simple fait que tu sois la quelque part. Je ne cherche pas non plus à te revoir. Aujourd'hui j'ai peint mes ongles en rouge, comme lorsque j'étais avec toi. J'ai cru un instant que cela te ferait peut-être revenir. Mais lorsque je me regarde je ne me reconnais plus. Qui suis-je ? Ou est passé la fille que j'étais ? Avec quelle substance vitale de moi es-tu parti ? Tu m'as détruite et j'aimerai te haïr mais voila je n'y arrive pas et je t'aime toujours plus fort. Tu m'as appris à poser un regard différent sur le monde qui m'entoure, à accepter l'inacceptable, à croire à l'incroyable et par dessus tout tu m'as appris à vivre tes défauts comme des fragilités sublimes. J'aimais m'abandonner à toi, me reposer sur ton épaule, écouter ton c½ur battre. J'aimais aussi ta manie d'allumer ta console dés que j'étais sous la douche, j'adorais te retrouver entouré de tes couvertures, devant ton écran, imperturbable. J'appréciais me glisser derrière toi et entouré ton corps de mes jambes. J'aimais ta façon d'abandonner la commande pour me serrer si fort que tu m'en aurais coupé le souffle. J'aimais tout de toi, jusqu'aux mégots de tes cigarettes.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 13:02

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 13:57

Quand je dirais bientôt , il sera déjà trop tard.

Quand je dirais bientôt , il sera déjà trop tard.
Tu sais ce que c'est Toi la solitude ? Tu sais ce que c'est ? La solitude, celle du hasard, Tu sais bien la solitude, celle dans laquelle on se noie à petit feu, comme une drogue dans le sang, celle qui vous arrache au néant et qu'on ose appeler la vie, celle qui fait qu'on doit bien couper le cordon, la solitude de l'orphelin qu'on trimballe de foyer en foyer et qui sait plus son nom, celle de celui qu'on appelle gosse de riches et qui passe ses nuits entières à mouiller ses draps parce qu'il a oublié si ses parents étaient morts ou en voyage, celle de Poil de Carotte qui se prend des cailloux à chaque récréation, celle de celle qui, une fois donné l'infini, se retrouve seule le ventre vide, celle des deux amoureux qui ne le sont plus, celle de ceux que les parents s'échangent de week-end en week-end sur une place de parking, celle du père qui marie sa fille, celle de ceux qui voient leur vie perdue à trop avoir voulu la gagner, et celle de celui à qui on a volé le toit pour offrir la rue. Tu la connais Toi ? Non, Toi Tu fais semblant, non, Toi T'écoutes, plein de Ta foutue sagesse, les pauvres gens comme moi qui, épris d'on ne sait quelle nostalgie, Te parlent encore. La solitude c'est cette pute de vie qui vous croise un matin, vous baise toute la nuit, puis vous fait payer le prix du voyage par le retour à la case départ, le néant. Qui a demandé à avoir faim ? Qui a demandé à hurler à l'agonie de jour en jour un peu plus comme un poisson le ventre à l'air ? Personne. Voilà donc un don du ciel ! Tu sais, Toi qui fais construire des églises, des mosquées, des temples... Tu sais, Toi la perfection, Toi le Bien Incarné, Tu pourrais réfléchir parfois. De tout façon Tu comprends rien, T'es nul, j'en ai marre de Te parler tous les jours, Tu T'en fous, pauvre égoïste. Après tant d'années à Te parler du matin au soir, Tu sais toujours pas aligner trois mots. Fais attention ! Un jour je ne serai plus là et Toi Tu seras tout seul. Faudra pas pleurer parce que sans moi T'es rien tu sais. Je le jure, un jour je partirai et quand je partirai, Tu verras la solitude.

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 15:41

Modifié le lundi 24 novembre 2008 11:41

J'ai le mal de toi...

" Je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin, en marchant dans le froid. Je fais exprès de marcher lentement pour pouvoir penser à toi plus longtemps. Je pense à toi le soir, quand tu me manques au milieu des fêtes, où je me saoule pour penser à autre chose qu'à toi, avec l'effet contraire. Je pense à toi quand je te vois et aussi quand je ne te vois pas. J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais le moi savoir. Jamais personne ne m'a manqué comme ça. Sans toi, ma vie est une salle d'attente. Qu'y a-t-il de plus affreux qu'une salle d'attente d'hôpital, avec son éclairage au néon et le linoléum par terre ? Est-ce humain de me faire ça ? En plus, dans ma salle d'attente, je suis seule, il n'y a pas d'autres blessés graves avec du sang qui coule pour me rassurer, ni de magazines sur une table basse pour me distraire, ni de distributeurs de tickets numérotés pour espérer que mon attente prendra fin. J'ai très mal au ventre et personne ne me soigne. Être amoureux c'est cela : un mal de ventre dont le seul remède, c'est toi. J'ignorais que ton prénom prendrait tant de place dans ma vie. "


J'ai le mal de toi...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 15 novembre 2008 17:08

Modifié le lundi 19 janvier 2009 08:39